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Hesai dévoile sa stratégie et de nouveaux produits pour redéfinir l'infrastructure d'IA physique, de l'automobile à la robotique
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Hesai dévoile sa stratégie et de nouveaux produits pour redéfinir l'infrastructure d'IA physique, de l'automobile à la robotique

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Le 17 avril 2026, Hesai Technology (NASDAQ: HSAI, HKEX: 2525) a tenu son Technology Open Day annuel pour dévoiler le Picasso SPAD-SoC, présenté comme le premier chip LiDAR 6D full-color au monde. Ce circuit intègre à la fois la détection couleur RGB et la mesure de distance par temps de vol (TOF) au niveau pixel, générant directement des nuages de points colorés sans post-traitement. Le LiDAR traditionnel se limite aux trois dimensions spatiales XYZ ; le Picasso ajoute la teinte (RGB), portant à six les dimensions de perception simultanée. Son efficacité de détection photonique (PDE) dépasse 40 %, ce qui permet de détecter des objets plus lointains et de mieux performer en faible luminosité. Ce chip alimente la série ETX, plateforme LiDAR full-color dépassant 1 000 lignes, disponible en configurations 1 080, 2 160 et 4 320 lignes. En version haute résolution, le ETX affiche une portée jusqu'à 600 mètres, 400 mètres à 10 % de réflectivité, et est capable d'identifier une barrière de chantier à 300 mètres, un petit animal à 280 mètres, ou un bloc de bois à 150 mètres. La mise en production de masse est prévue pour le second semestre 2026, avec un déploiement sur des modèles phares attendu entre 2027 et 2028.

L'annonce repositionne Hesai sur un marché en pleine redéfinition : le passage de la voiture autonome de niveau 2+ vers le L3 exige que le LiDAR passe du statut de composant optionnel à celui de système de sécurité critique. Les architectures véhicules basculent vers des configurations multi-LiDAR (typiquement 3 à 6 capteurs pour une couverture 360°), ce qui démultiplie les volumes par véhicule. Le fait que Hesai soit aujourd'hui le seul fabricant de LiDAR à développer en interne l'intégralité de ses sept composants clés, lasers, détecteurs, drivers, TIA, ADC, DSP et contrôleurs, lui confère une autonomie verticale rare dans un secteur très dépendant des fournisseurs asiatiques de semi-conducteurs. Avec 21 puces certifiées AEC-Q, 230 millions d'unités livrées cumulées et des commandes constructeurs dépassant les 6 millions d'unités pour les seuls produits basés sur le Fermi C500 (lancé en novembre 2025 sur architecture RISC-V), Hesai présente des métriques de commercialisation réels, pas seulement des démonstrations de laboratoire.

Fondée à Shanghai, Hesai a construit son écosystème chip en cinq générations de R&D. La dénomination "Picasso", référence au peintre cubiste et à sa maîtrise de la représentation multidimensionnelle, marque symboliquement le pivot stratégique de l'entreprise vers ce qu'elle appelle l'"intelligence spatiale", matérialisé par le nouveau produit Kosmo (hardware IA spatial) et une direction inédite autour de modules d'alimentation pour la robotique. Sur ce dernier segment, Hesai entre en compétition directe avec des acteurs comme Ouster (désormais Ouster-Velodyne fusionné avec Sense Photonics), Luminar, ou encore RoboSense, qui ciblent tous la robotique humanoïde et les AMR industriels. Hesai prévoit que ses livraisons cumulées dépasseront 300 millions d'unités d'ici fin 2026. Les prochaines étapes attendues concernent les homologations L3 par les constructeurs partenaires et les premières intégrations Kosmo dans des environnements de test physique AI, mais aucun client ni calendrier précis n'a été communiqué sur ces deux points.

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Données et standards pour la robotique humanoïde : l'infrastructure manquante de l'IA physique
1arXiv cs.RO 

Données et standards pour la robotique humanoïde : l'infrastructure manquante de l'IA physique

Un groupe de chercheurs impliqués dans l'élaboration de la norme ISO/WD 26264-1 au sein du comité technique ISO/TC 299/WG 16 publie un préprint arXiv (2606.19769, juin 2026) posant que la standardisation des données constitue le prochain verrou critique pour les robots humanoïdes. Leur thèse centrale: le goulot d'étranglement n'est pas seulement la rareté des données, mais leur caractère non cumulatif, causé par des coûts de collecte élevés, des silos organisationnels et des protocoles d'évaluation incompatibles. Les auteurs identifient trois conditions pour qu'un jeu de données soit réutilisable: l'expérience physique doit rester liée au corps du robot, à la tâche et au contexte d'exécution; les flux multimodaux doivent partager synchronisation temporelle, repères de coordonnées, calibration et unités documentées; les données doivent enfin être versionnées et traçables pour s'accumuler entre projets et organisations. L'enjeu est direct pour les équipes qui entraînent des modèles VLA (Vision-Language-Action) comme pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA ou Helix de Figure AI. Sans grammaire commune (métadonnées, provenance, versioning), chaque acteur repart de zéro à chaque nouveau déploiement. Pour un intégrateur industriel, cela signifie concrètement que des données collectées sur un site ne peuvent pas réentraîner un modèle sur un autre, même avec du matériel identique. L'article recadre le "sim-to-real gap" non pas comme un problème de simulation, mais comme un déficit d'alignement des référentiels physiques entre jeux de données: les hypothèses de synchronisation et de cinématique, si elles ne sont pas documentées, rendent les flux non interopérables dès le départ. La norme proposée s'articule en deux couches: une infrastructure horizontale couvrant le cycle de vie, les métadonnées, la qualité, le versioning et la traçabilité, et des parties spécifiques par capacité (manipulation, locomotion, interaction humain-robot, cognition). Le contexte est celui d'un secteur ou Figure AI, Boston Dynamics, Tesla (Optimus Gen 3), Unitree et 1X accumulent des données de manière cloisonnée, tandis que des initiatives ouvertes comme Open X-Embodiment (Google DeepMind) ou LeRobot (HuggingFace) posent des bases communes sans force normative. Le préprint est en phase WD (Working Draft) sans date de ratification annoncée: c'est une prise de position académique, pas une norme publiée ni un déploiement industriel.

UESi ratifiée, la norme ISO/WD 26264-1 structurera les pratiques de données des acteurs européens de la robotique humanoïde ; HuggingFace (Paris) est déjà cité comme contributeur aux bases ouvertes communes (LeRobot), sans force normative à ce stade.

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Lightwheel AI lève un nouveau tour de table pour développer son infrastructure de données et de simulation pour l'IA physique
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Lightwheel AI lève un nouveau tour de table pour développer son infrastructure de données et de simulation pour l'IA physique

Lightwheel AI, startup pékinoise spécialisée dans l'infrastructure de données et de simulation pour l'IA physique, vient de boucler un nouveau tour de financement dont le montant n'a pas été divulgué. Les fonds seront affectés à trois axes : élargir les capacités de livraison, accélérer l'expansion internationale, et renforcer les partenariats avec des fabricants de robots, des développeurs de véhicules autonomes et des industriels. La société propose un triptyque de services : génération de données d'entraînement synthétiques haute qualité, environnements de simulation pour l'entraînement de modèles, et frameworks d'évaluation et de vérification. Son positionnement repose sur une boucle fermée couvrant la collecte terrain, le développement de simulateurs, l'évaluation et le déploiement en production. La technologie centrale est une approche propriétaire baptisée "calibration sur données réelles + amplification par simulation" : des données capteurs réelles servent de base de calibration, puis la simulation génère des jeux de données synthétiques à grande échelle qui reproduisent les propriétés statistiques du réel tout en étendant la couverture des cas limites et scénarios rares. Ce tour illustre une conviction croissante dans le secteur : avant d'entraîner des robots ou des VLA (Vision-Language-Action models) performants, il faut disposer d'une infrastructure de données robuste et reproductible. La plupart des acteurs de l'IA physique butent aujourd'hui sur le "sim-to-real gap" et sur le coût prohibitif de la collecte de données en environnement réel. Une approche de type "real data calibration + sim amplification" vise précisément à réduire ce coût tout en préservant la validité statistique des données, un défi technique non trivial. Si la méthode s'avère scalable, elle pourrait raccourcir significativement les cycles de développement pour les intégrateurs robotiques et réduire la dépendance aux flottes de collecte physique, aujourd'hui l'un des postes de coût les plus lourds du secteur. Matrix Partners China avait déjà mené le tour Pre-A de Lightwheel en décembre 2023, puis sursouscrit le Pre-A+ suivant, s'établissant comme principal investisseur institutionnel de la société. Ce suivi répété est un signal fort, dans un contexte où l'écosystème de l'IA physique chinois s'organise rapidement autour de couches d'infrastructure distinctes : données, simulation, fondation model, application. Les concurrents directs sur ce segment incluent des acteurs comme Scale AI ou Rendered.ai côté occidental, et plusieurs startups chinoises moins visibles à l'international. Le managing partner Tong Ti a déclaré que 2025-2026 marque "l'année du déploiement à l'échelle" pour l'IA physique, ce qui reste un cadrage marketing à surveiller : le passage de la démonstration au déploiement industriel réel, surtout dans la robotique humanoïde, prend systématiquement plus de temps qu'annoncé. Aucun client nommé, aucun volume de données chiffré, aucun site de déploiement mentionné dans le communiqué, ce qui limite pour l'instant l'évaluation indépendante des affirmations techniques.

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Décryptage des stratégies d'ARM en IA physique et robotique, avec Drew Henry
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Décryptage des stratégies d'ARM en IA physique et robotique, avec Drew Henry

Arm Holdings, le concepteur de microarchitectures basé à Cambridge (Royaume-Uni), a consacré l'épisode 249 du Robot Report Podcast à sa stratégie dans le domaine de la "physical AI" - terme désignant les systèmes d'IA embarqués dans des machines physiques opérant dans le monde réel. L'invité est Drew Henry, vice-président exécutif de la Physical AI Business Unit d'Arm, unité qui pilote le positionnement de l'entreprise sur les marchés de l'automobile connectée, de la robotique et des systèmes autonomes. L'épisode mentionne également trois actualités sectorielles : l'acquisition de Kinisi Robotics par Bear Robotics pour renforcer ses capacités en physical AI, le lancement par NVIDIA de Halos, une suite logicielle de sécurité full-stack pour la robotique, et un partenariat entre Built Robotics et Penn xLAB pour développer des applications de physical AI dans la construction. Il convient d'être précis sur la nature de ce contenu : il s'agit d'une page de présentation de podcast, non d'un rapport technique ou d'une annonce produit. Les détails substantiels de l'entretien avec Drew Henry ne sont pas disponibles dans ce résumé promotionnel. Ce qui ressort néanmoins, c'est qu'Arm cherche à se positionner explicitement sur la couche computing des systèmes autonomes - un segment stratégique alors que les fabricants de robots humanoïdes et de véhicules autonomes cherchent des solutions alliant haute performance et efficacité énergétique. Le sponsor de l'épisode, GreyOrange, y vante sa plateforme GreyMatter d'orchestration d'entrepôts : plus d'un million d'optimisations par minute, gains de productivité annoncés jusqu'à 4x - des chiffres présentés sans méthodologie de mesure dans ce contexte publicitaire. Arm n'est pas un fabricant de robots, mais son architecture de processeurs (présente dans la quasi-totalité des appareils mobiles mondiaux) lui confère une position d'infrastructuriste incontournable dès lors que la robotique embarque des modèles d'inférence locaux. La création d'une Physical AI Business Unit distincte signale une montée en priorité de ce marché face aux concurrents directs sur la couche silicium : NVIDIA avec ses puces Jetson et Thor pour robots et véhicules autonomes, Qualcomm avec ses plateformes Snapdragon Robotics, et Intel avec ses solutions edge AI. Les prochaines étapes pour Arm passent probablement par des partenariats OEM avec des fabricants d'humanoïdes (Figure, Agility, Unitree utilisent des SoC ARM) et par l'extension de son écosystème logiciel pour réduire le temps d'intégration des pipelines VLA (vision-language-action) sur ses architectures.

UELa création d'une Physical AI Business Unit chez ARM (Cambridge, Royaume-Uni) intéresse les fabricants européens de robots embarquant des SoC ARM, mais aucun partenariat ni déploiement européen spécifique n'est annoncé dans cet épisode.

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RealSense dévoile la caméra de profondeur D585 Pro, conçue nativement pour l'IA et la robotique
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RealSense dévoile la caméra de profondeur D585 Pro, conçue nativement pour l'IA et la robotique

RealSense a présenté le D585 Pro à l'Automate 2026 (stand 12036), une caméra de profondeur à traitement IA embarqué destinée aux robots humanoïdes, aux AMR (robots mobiles autonomes), aux bras cobots et aux systèmes d'inspection industrielle. La commercialisation est prévue pour le premier trimestre 2027. Le capteur est construit autour d'un SoC propriétaire de cinquième génération intégrant un moteur de profondeur, un processeur ISP, un DSP, des accélérateurs IA dédiés et un ARM quadricœur. Les spécifications annoncées : champ de vision de 120x100°, 60 images par seconde à 1280x960, portée minimale inférieure à 15 cm en pleine résolution, portée maximale supérieure à 10 mètres, indice IP65 en standard sur chaque unité, connectivité GMSL2 et USB-C avec synchronisation matérielle. RealSense revendique une qualité de profondeur deux fois supérieure à sa génération précédente et une réduction du bruit doublée. À la livraison, le traitement de profondeur amélioré et la détection de personnes fonctionneront en bêta directement sur le SoC, sans charge CPU hôte. Des capacités supplémentaires, dont l'odométrie visuo-inertielle (VIO), la génération de grille d'occupation, la calibration automatique et la détection de visages, seront ajoutées via mises à jour SDK après disponibilité générale. Le D585 Pro cible deux limitations structurelles des caméras de profondeur actuelles en robotique : la plage proche et la dépendance au calcul hôte. En descendant à moins de 15 cm en pleine résolution, RealSense revendique un avantage de 2,5x sur le concurrent le plus proche, sans le nommer, ce qui ouvre des cas d'usage jusqu'ici difficiles à couvrir avec un seul capteur : picking en bac, inspection à courte portée, scan de rayonnages denses. Le flux RGB dual synchronisé, deux flux 30 FPS couleur et profondeur fusionnés sur caméra sans overhead CPU, est directement pertinent pour les pipelines VLA dont dépendent des systèmes comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de NVIDIA, qui requièrent une perception couleur-profondeur synchronisée. Le modèle logiciel évolutif, où de nouvelles capacités arrivent par SDK sans remplacement matériel, est un changement de paradigme commercial notable dans un secteur où les cycles de qualification hardware sont longs et coûteux pour les intégrateurs. RealSense est une marque historiquement liée à Intel, qui avait progressivement retiré ses investissements dans la perception 3D avant de céder l'activité. La société s'est repositionnée sous direction indépendante, avec Nadav Orbach comme CEO. Elle évolue dans un marché sous forte pression concurrentielle : Luxonis (OAK-D), Orbbec, Stereolabs (ZED X), et des acteurs industriels comme Photoneo ou SICK occupent des segments adjacents. La promesse d'un capteur unique couvrant 15 cm à 10 m, utilisable en intérieur comme en extérieur à 60 FPS avec IA embarquée, est techniquement ambitieuse. Aucun partenaire de déploiement n'a été nommé publiquement à ce stade, et les performances annoncées reposent sur des données fabricant non validées par des tiers indépendants. La livraison effective au premier trimestre 2027 constituera le vrai test de maturité de la plateforme.

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