
OpenAI demande aux régulateurs britanniques de considérer ChatGPT comme une alternative à Google Search
OpenAI demande aux régulateurs britanniques d'inclure ChatGPT dans les écrans de choix imposés à Google sur Android et Chrome. La démarche, adressée à la Competition and Markets Authority (CMA), vise à placer l'assistant IA d'OpenAI sur un pied d'égalité avec les moteurs de recherche traditionnels aux yeux de la réglementation concurrentielle.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte où la CMA examine les pratiques de Google — qui détient une position dominante sur le marché de la recherche en ligne au Royaume-Uni — et cherche à imposer des remèdes structurels. Les "choice screens", ces écrans permettant aux utilisateurs de choisir leur moteur de recherche par défaut, constituent l'un des leviers réglementaires clés. En obtenant d'y figurer, OpenAI accéderait à des millions d'utilisateurs mobiles sans passer par les canaux de distribution habituels dominés par Google.
L'argument central d'OpenAI repose sur le fait que ChatGPT répond désormais aux mêmes besoins d'information que Google Search, et constitue donc un substitut fonctionnel aux yeux des consommateurs. La demande vise spécifiquement les appareils Android et le navigateur Chrome, deux vecteurs sur lesquels Google est déjà sous surveillance réglementaire. Si la CMA acceptait cette définition élargie du marché, cela pourrait redessiner le périmètre concurrentiel de la recherche en ligne au-delà des seuls moteurs traditionnels.
Cette démarche pourrait faire jurisprudence à l'échelle européenne et internationale : si le Royaume-Uni reconnaît officiellement les assistants IA comme concurrents directs des moteurs de recherche, d'autres autorités de concurrence pourraient suivre. Pour Google, l'enjeu est considérable — toute obligation d'inclure ChatGPT dans ses écrans de choix affaiblirait mécaniquement sa prise sur le point d'entrée le plus stratégique du web mobile.
La demande d'OpenAI auprès de la CMA britannique pourrait influencer des décisions similaires de la Commission européenne dans le cadre du Digital Markets Act concernant les écrans de choix sur Android et Chrome.


