
Projet « Terafab » : Elon Musk va fabriquer ses propres puces pour IA
Elon Musk franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d'indépendance technologique : le projet « Terafab » vise à produire ses propres semi-conducteurs aux États-Unis, au Texas, pour alimenter l'ensemble de ses activités liées à l'intelligence artificielle.
L'enjeu est considérable. En contrôlant sa propre chaîne de fabrication de puces, Musk cherche à s'affranchir de sa dépendance vis-à-vis de fournisseurs comme Nvidia — dont les GPU H100 et H200 sont actuellement au cœur de la course à l'IA — tout en sécurisant l'approvisionnement de ses entités xAI, Tesla et SpaceX. Dans un contexte de tensions géopolitiques autour des semi-conducteurs et de pénuries récurrentes, la verticalisation de la production devient un avantage compétitif majeur.
Le périmètre de Terafab est particulièrement ambitieux : les puces produites serviraient non seulement aux infrastructures d'IA de xAI (le modèle Grok et ses supercalculateurs), mais aussi aux robots humanoïdes Optimus de Tesla et, fait notable, aux centres de données spatiaux envisagés par SpaceX. L'implantation au Texas s'inscrit dans la dynamique de relocalisation industrielle que Musk a initiée avec les gigafactories de Tesla à Austin.
Ce projet place Musk en compétition directe avec Apple, Google et Amazon, qui ont tous développé leurs propres architectures de silicium. La question de la capacité de fabrication reste ouverte — concevoir une puce est une chose, la produire en masse en exige une autre, ce qui pourrait impliquer un partenariat avec des fonderies comme TSMC ou Intel Foundry.



