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Vidéo : Spot de Boston Dynamics s'équipe d'une IA pour des patrouilles continues et le suivi d'actifs
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Vidéo : Spot de Boston Dynamics s'équipe d'une IA pour des patrouilles continues et le suivi d'actifs

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Vidéo : Spot de Boston Dynamics s'équipe d'une IA pour des patrouilles continues et le suivi d'actifs
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Asylon, société américaine spécialisée en sécurité robotique, commercialise DroneDog, une plateforme de surveillance autonome construite autour du robot quadrupède Spot de Boston Dynamics, augmenté d'un module propriétaire baptisé PupPack. Le système est conçu pour assurer des rondes continues sept jours sur sept, sans interruption liée aux contraintes humaines. Techniquement, la plateforme embarque des caméras électro-optiques haute résolution couplées à un canal thermique, avec un zoom optique 20x permettant une surveillance en conditions dégradées -- brouillard, faible luminosité, environnements obstrués. Les communications reposent sur un double canal LTE et mesh networking, chiffré en AES-256 avec des liaisons redondantes. Lorsque la batterie atteint un seuil critique, le robot regagne automatiquement sa station de charge, dite "DogHouse", une enceinte renforcée conçue pour maintenir une disponibilité opérationnelle permanente. Le contrôle humain reste intégré via un centre d'opérations de sécurité distant (Robotic Security Operations Center), où des analystes vérifient les alertes et orientent les interventions si nécessaire. Aucun prix public n'est communiqué à ce stade.

L'intérêt industriel de ce type de déploiement réside moins dans la mobilité du robot -- Spot est capable de gravir des escaliers et de traverser des terrains accidentés depuis plusieurs années -- que dans la couche logicielle qui l'orchestre. La plateforme DroneIQ d'Asylon positionne le robot non comme un outil autonome isolé, mais comme un noeud dans un réseau de sécurité coordonné, capable de s'interfacer avec des caméras fixes, des systèmes d'alarme et des contrôles d'accès existants. Les algorithmes de détection de menaces ont été entraînés sur plusieurs centaines de milliers de missions, ce qui représente un volume de données opérationnelles significatif pour un marché encore en phase de maturation. Pour les intégrateurs et les COO industriels, la question centrale n'est pas tant la performance du robot en démonstration que la robustesse de l'intégration dans des workflows de sécurité réels -- un point sur lequel Asylon insiste explicitement, reconnaissant que les déploiements fragmentés restent le principal frein à l'adoption.

Boston Dynamics a progressivement ouvert Spot à l'écosystème de partenaires tiers depuis 2020, permettant à des sociétés comme Asylon d'y greffer des modules spécialisés via des ports payload standardisés. Sur le marché de la sécurité robotique mobile, Asylon se positionne face à des acteurs comme Knightscope (robots de sécurité fixes et mobiles, coté en bourse) ou SMP Robotics, ainsi qu'à des solutions de surveillance par drone telles que celles de Percepto. En Europe, les initiatives restent plus fragmentées, bien que des sociétés françaises comme Enchanted Tools travaillent sur des plateformes robotiques à usage professionnel. Asylon n'a pas communiqué de calendrier précis pour de nouveaux déploiements ni de liste de clients référencés, ce qui maintient DroneDog davantage dans la catégorie "produit disponible à la commande" que "déploiement à grande échelle validé en conditions réelles".

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Deep Robotics lance un robot hybride roues-pattes pour l'inspection industrielle et les interventions d'urgence
1Robotics & Automation News 

Deep Robotics lance un robot hybride roues-pattes pour l'inspection industrielle et les interventions d'urgence

Deep Robotics, entreprise chinoise spécialisée en robotique mobile fondée en 2018 à Hangzhou, a annoncé le Lynx M20S, robot hybride à roues et pattes de nouvelle génération. Successeur direct du Lynx M20, ce modèle cible l'inspection industrielle en milieux contraints et les interventions d'urgence sur terrain accidenté. Selon le communiqué de lancement, les améliorations portent sur trois axes : capacité de charge utile (payload), niveau de protection mécanique et environnementale (indice IP non précisé dans l'annonce), et vitesse de déplacement. Les chiffres exacts de ces paramètres n'ont pas été publiés au moment du lancement, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances annoncées. L'architecture roues-pattes répond à une contrainte réelle des déploiements industriels : naviguer efficacement sur sol plat (où les pattes seules sont lentes et énergivores) tout en franchissant obstacles et escaliers inaccessibles aux AMR classiques. Pour un intégrateur ou un COO industriel, ce type de plateforme réduit le besoin de préparer l'environnement (ramps, marquages au sol), ce qui abaisse les coûts d'intégration. Le positionnement sur l'urgence (emergency response) suggère également une résistance renforcée aux conditions extrêmes, bien que les certifications correspondantes ne soient pas encore confirmées publiquement. Deep Robotics a commercialisé le Lynx M20 dans plusieurs applications d'inspection pétrolière, minière et de centrales électriques, notamment en Chine et au Moyen-Orient. Sur ce segment hybride, les concurrents directs incluent ANYbotics (ANYmal D, basé en Suisse) et Boston Dynamics (Spot), ainsi que Unitree avec le B2-W. Les prochaines étapes attendues sont la publication de fiches techniques complètes et l'annonce de pilotes industriels, probablement à l'occasion de foires sectorielles comme CIROS ou IROS 2026.

UEConcurrence directe avec ANYbotics (Suisse) sur le segment inspection industrielle hybride roues-pattes, pouvant affecter le positionnement commercial des acteurs européens sur ce marché.

IndustrielActu
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Des scientifiques conçoivent un robot pionnier pour nettoyer et inspecter les piles de ponts sous l'eau
2Interesting Engineering 

Des scientifiques conçoivent un robot pionnier pour nettoyer et inspecter les piles de ponts sous l'eau

Des ingénieurs de l'University of Technology Sydney (UTS) ont développé SPIR (Submersible Pile Inspection Robot), un robot sous-marin autonome conçu pour nettoyer et inspecter les pieux immergés qui soutiennent ponts, quais et infrastructures portuaires. Conçu par le professeur Dikai Liu et l'équipe du Centre for Autonomous Systems (CAS) en collaboration avec Transport NSW, SPIR s'ancre sur un pieu via des bras préhenseurs capables de saisir la structure depuis n'importe quelle position. Un bras distinct équipé d'un jet haute pression décape les organismes encroûtants, balanes, huîtres, algues, dont l'épaisseur peut atteindre 20 centimètres avant toute évaluation structurelle. Le robot intègre ensuite une séquence d'inspection entièrement autonome : cartographie simultanée et localisation (SLAM), identification du type et de l'épaisseur des bio-salissures, planification et exécution de la trajectoire de nettoyage, puis capture d'images haute définition pour construire une carte 3D géoréférencée du pieu exposé. L'ensemble est supervisé depuis un bateau via une interface affichant les flux vidéo en direct. SPIR a été testé sur plusieurs ponts de Nouvelle-Galles du Sud, État qui recense à lui seul 5 000 ouvrages d'art ; à l'échelle australienne, le potentiel adressable atteint 50 000 ponts et 70 ports. L'intérêt opérationnel est direct. Les méthodes actuelles reposent sur un échantillonnage : les plongeurs nettoient une bande verticale sur une fraction des pieux, laissant la majeure partie des structures non examinée. La contrainte est physiologique, la fatigue impose des rotations courtes, un opérateur ne peut surveiller qu'un seul plongeur à la fois, et dans certaines zones, les risques incluent courants de marée, visibilité nulle et faune hostile. SPIR opère en continu et un seul opérateur peut superviser plusieurs robots simultanément, démultipliant la productivité sans augmenter l'exposition au danger. L'impact économique est également mesurable : la fermeture d'un quai pendant une inspection par plongeurs peut coûter jusqu'à 100 000 dollars par jour à une autorité portuaire ; SPIR fonctionne sans interrompre les opérations de chargement. Le système offre aussi une couverture d'inspection complète là où le sampling laissait des angles morts structurels, ce qui change le niveau de confiance possible dans l'évaluation de l'état des infrastructures vieillissantes. Le projet s'inscrit dans un mouvement plus large d'automatisation des interventions sous-marines en milieu industriel, aux côtés de systèmes comme Hull BUG (General Dynamics) ou des ROV de sociétés comme Reach Robotics et Saipem pour les pipelines offshore. UTS CAS travaille sur la robotique autonome en environnement non structuré depuis plusieurs années, SPIR représentant leur déploiement le plus abouti sur infrastructure critique. Le professeur Liu indique que la plateforme est adaptable au nettoyage de coques de navires, de pipelines, de plateformes pétrolières et de fondations d'éoliennes offshore. Aucune timeline commerciale ni partenariat industriel n'ont été annoncés à ce stade : SPIR reste pour l'instant un système validé en essais terrain, pas encore un produit commercialisé.

IndustrielActu
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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
3Robotics Business Review 

ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

IndustrielOpinion
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HECTOR : coordination et supervision hiérarchiques de flottes robotiques centrées sur l'humain pour tâches temporelles continues
4arXiv cs.RO 

HECTOR : coordination et supervision hiérarchiques de flottes robotiques centrées sur l'humain pour tâches temporelles continues

Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv (référence 2604.10892v2) HECTOR, un cadre de coordination et de supervision hiérarchique centré sur l'opérateur humain pour la gestion de flottes robotiques à grande échelle. Le système repose sur trois couches imbriquées : un protocole d'interaction bidirectionnel et multimodal entre l'opérateur et la flotte entière, un mécanisme d'affectation glissante des tâches connues à des sous-équipes sur un horizon temporel défini, et un module de coordination dynamique intra-équipe déclenchée en temps réel lors de l'exécution. Les tâches supportées sont formulées en logique temporelle, ce qui permet d'exprimer des missions collaboratives complexes et continues, y compris dans des environnements partiellement inconnus ou changeants. Les évaluations reposent sur des simulations human-in-the-loop avec des flottes hétérogènes soumises à diverses configurations d'incertitude environnementale, sans déploiement physique rapporté à ce stade. Ce travail répond à un angle mort récurrent dans la littérature sur la coordination multi-robots : la plupart des architectures existantes supposent soit une autonomie totale, soit un contrôle direct robot par robot, deux extrêmes peu praticables en environnement industriel réel. HECTOR propose explicitement des points d'entrée pour que l'opérateur puisse ajouter des tâches, en annuler, modifier les priorités ou corriger les résultats de planification à la volée, sans remettre en cause la cohérence globale de la mission. Cette granularité d'intervention configurable est un atout concret pour les intégrateurs de flottes AMR en logistique, surveillance ou recherche et secours, où les imprévus terrain sont la norme. La structure hiérarchique réduit également la charge de calcul en isolant les décisions selon leur portée temporelle et spatiale. Le domaine de la coordination multi-agents sous contraintes temporelles est actif depuis plusieurs années, avec des travaux fondateurs sur les automates de tâches et la logique LTL appliquée à la robotique. HECTOR s'inscrit dans cette lignée en y ajoutant une couche d'interaction humaine formalisée, un aspect souvent traité de façon ad hoc dans les prototypes de recherche. Parmi les acteurs du secteur, des entreprises comme Exotec (France), Locus Robotics ou 6 River Systems gèrent déjà des flottes de plusieurs centaines d'AMR, mais leurs interfaces de supervision restent largement propriétaires et empiriques. La formalisation proposée par HECTOR pourrait alimenter les prochaines générations d'outils de fleet management, à condition de franchir l'étape de la validation sur matériel réel, que les auteurs n'ont pas encore annoncée.

UELes intégrateurs de flottes AMR européens, dont Exotec (France), pourraient bénéficier de la formalisation proposée par HECTOR pour leurs outils de fleet management de prochaine génération, sous réserve d'une validation sur matériel réel.

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