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Mikell Taylor de GM va animer le petit-déjeuner Women in Robotics au Robotics Summit

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Mikell Taylor, responsable de la stratégie robotique au sein du centre Autonomous Robotics Center de General Motors, animera le Women in Robotics Breakfast le 28 mai 2026 à Boston, lors du Robotics Summit & Expo. L'événement se tient les 27 et 28 mai, et cette session matinale -- démarrant à 8h00 ET -- est une option payante distincte de l'inscription standard, avec des places limitées. Joyce Sidopoulos, co-fondatrice et directrice des opérations de MassRobotics, y participera également. Le format privilégie la conversation et le mentorat entre professionnelles du secteur. Taylor enchaînera ensuite avec une keynote intitulée "What Makes a Robot Worthy?", centrée sur la notion de confiance dans les systèmes robotiques. Le Robotics Summit réunit plus de 70 intervenants confirmés issus d'entreprises comme Tesla, Toyota Research Institute, AWS, Brain Corp, PickNik Robotics ou encore le Robotics and AI Institute, avec plus de 50 sessions réparties en cinq thématiques : IA, conception, technologies habilitantes, santé et logistique.

La stat qui justifie l'événement : selon CareerExplorer, seulement 19 % des ingénieurs en robotique sont des femmes. Dans les startups de taille réduite -- qui représentent une part significative du tissu industriel robotique -- cela se traduit souvent par une isolation structurelle : une seule femme ingénieure par équipe, voire par entreprise entière. Ce déficit de représentation a des conséquences concrètes sur les décisions de conception, les dynamiques d'équipe et les trajectoires de carrière. Des initiatives comme ce breakfast cherchent à créer des réseaux de pairs là où ils n'existent pas spontanément. Pour les décideurs B2B et les directeurs techniques, la question de la diversité des équipes robotiques n'est plus uniquement éthique : elle touche à la capacité d'innovation et à la rétention des talents dans un marché des compétences très tendu.

Mikell Taylor apporte 25 ans d'expérience terrain à cette discussion. Diplômée en génie électrique et informatique de l'Olin College -- dont elle fait partie de la première promotion -- elle a dirigé chez Amazon Robotics l'équipe ayant développé Proteus, le premier robot mobile autonome (AMR) d'Amazon. Elle est aujourd'hui chez GM à la tête de la stratégie robotique, et a été désignée Tech Power Player par le Boston Globe en 2023. Le Robotics Summit & Expo, produit par The Robot Report et WTWH Media, se positionne comme le principal rendez-vous technique pour les développeurs de robotique commerciale, co-localisé cette année avec DeviceTalks Boston (dispositifs médicaux). Le contexte est celui d'une industrie en phase d'accélération, où la compétition pour les talents -- et leur rétention -- devient aussi critique que la course technologique elle-même.

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Les robots militaires ukrainiens se multiplient pour limiter les risques humains liés aux drones
1Ars Technica AI 

Les robots militaires ukrainiens se multiplient pour limiter les risques humains liés aux drones

L'Ukraine a franchi une étape symbolique dans l'utilisation des robots militaires sur le champ de bataille. Le président Volodymyr Zelensky a affirmé que des robots terrestres et des drones ukrainiens avaient, de manière autonome, neutralisé une position militaire russe et contraint des soldats ennemis à se rendre, sans intervention humaine directe. Cette déclaration s'accompagne d'une vidéo promotionnelle dans laquelle Zelensky précise que les robots militaires ukrainiens ont accompli plus de 22 000 missions au cours des trois derniers mois. Le ministère ukrainien de la Défense a par ailleurs annoncé une multiplication par trois des missions de véhicules terrestres non pilotés sur les cinq derniers mois, avec plus de 9 000 missions robotiques conduites en mars 2026 selon Scripps News. L'événement en question se serait produit dans l'oblast de Kharkiv, au nord-est de l'Ukraine, impliquant la 3e Brigade d'assaut séparée qui a recouru à des drones volants et à des robots terrestres "kamikazes" pour attaquer des positions russes fortifiées. Si ces faits sont confirmés, les affirmations de Zelensky n'ont pas encore été vérifiées de manière indépendante, ils marqueraient un tournant dans la guerre moderne. La capitulation de soldats face à un robot autonome, aussi symbolique soit-elle, illustre une nouvelle réalité opérationnelle : les machines peuvent désormais accomplir les tâches les plus meurtrières à la place des humains. Pour les armées du monde entier, ce précédent ouvre la voie à un usage accru des systèmes robotisés dans les missions de reconnaissance avancée, d'assaut de positions fortifiées ou de capture de prisonniers, des missions à très haut risque pour les soldats en chair et en os. La plateforme gouvernementale ukrainienne United24 a également relayé un épisode similaire impliquant la même brigade, confirmant que cette pratique commence à se systématiser. Ce développement s'inscrit dans une guerre déjà profondément transformée par les drones, qui ont redéfini la logique des affrontements depuis 2022. L'Ukraine, sous pression constante face à une armée russe numériquement supérieure, a investi massivement dans les technologies non pilotées pour compenser ses pertes humaines et réduire l'exposition de ses soldats. Des soldats russes isolés avaient déjà été filmés en train de se rendre à des drones ukrainiens, mais la reddition collective face à un robot terrestre représente une escalade inédite. À mesure que la robotique militaire progresse, la question qui se pose désormais à l'ensemble des états-majors mondiaux est celle de la place croissante des systèmes autonomes dans la conduite des guerres futures, et des règles d'engagement qui devront les encadrer.

UELe conflit ukrainien pousse les états-majors européens, dont la France, à accélérer leurs propres doctrines sur les systèmes d'armes autonomes, alors que l'UE débat encore du cadre réglementaire applicable aux IA militaires dans le prolongement de l'AI Act.

Societe/EthiqueActu
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L'étude des attitudes humaines envers les robots par l'expérience
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L'étude des attitudes humaines envers les robots par l'expérience

Au cours de l'été 2025, le RAI Institute a installé une expérience robotique gratuite et éphémère au centre commercial CambridgeSide de Cambridge, Massachusetts. Sur environ 10 000 visiteurs accueillis, une partie a pu prendre en main les commandes d'un robot quadrupède Spot, fabriqué par Boston Dynamics et considéré comme l'un des robots commerciaux les plus reconnaissables du marché. L'espace se divisait en deux zones : un musée présentant des robots historiques et contemporains, dont des prototypes du RAI Institute comme l'UMV, et une arène de conduite appelée "Drive-a-Spot". Les participants utilisaient un contrôleur adaptatif inspiré des manettes de jeu vidéo, avec des boutons larges utilisables par des enfants dès deux ans comme par des personnes de plus de 90 ans. L'arène changeait de décor toutes les quelques semaines, alternant entre un environnement d'usine, un domicile, un hôpital et un scénario de catastrophe extérieure. L'objectif principal de cette initiative était double : offrir au grand public une rencontre directe avec des robots de pointe, et mesurer scientifiquement l'évolution des perceptions après une interaction réelle. Les visiteurs volontaires remplissaient un questionnaire avant et après avoir conduit le Spot, évaluant leur niveau de confort et la pertinence du robot dans différents contextes professionnels et domestiques. Cette méthodologie est précieuse car la majorité des opinions sur la robotique se forment à partir de la culture populaire et des réseaux sociaux, deux vecteurs qui privilégient les récits sensationnels au détriment d'une représentation fidèle des capacités réelles des machines. Ce que beaucoup de visiteurs ont découvert avec surprise, c'est que Spot est capable d'ajuster ses déplacements de manière autonome pour franchir des obstacles, même lorsqu'il est simplement supervisé par une manette. Cette étude s'inscrit dans un moment charnière pour l'industrie robotique, où les questions d'acceptabilité sociale deviennent aussi stratégiques que les défis techniques. Le RAI Institute, dirigé par Marc Raibert, l'un des fondateurs historiques de la robotique à pattes, cherche à combler le fossé entre les avancées en laboratoire et la perception publique. Le choix des quatre scénarios de l'arène n'est pas anodin : il oppose des environnements où les robots sont déjà largement acceptés, comme l'industrie et les situations d'urgence, à des cadres où l'ambivalence est documentée, notamment le domicile et les établissements de santé. Les résultats de l'enquête, portant sur un échantillon représentatif de la population générale, devraient alimenter la réflexion des concepteurs de robots sur la manière d'intégrer ces machines dans des espaces partagés avec les humains.

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Robot de livraison : un accident à Chicago relance le débat sur la sécurité
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Un robot de livraison autonome est entré en collision avec un arrêt de bus en plein centre de Chicago, provoquant un incident largement relayé qui remet en question la fiabilité de ces engins dans les espaces urbains densément fréquentés. L'accident ravive les inquiétudes sur la cohabitation entre robots et piétons : ces machines circulent sur les trottoirs, partagent l'espace avec des usagers vulnérables et peuvent causer des blessures ou bloquer la voie publique en cas de défaillance. Pour les entreprises du secteur, ce type d'incident fragilise la confiance du public et pourrait accélérer des demandes de réglementation plus stricte. Il ne s'agit pas d'un fait isolé : plusieurs accidents similaires impliquant des robots de livraison ont été recensés ces dernières années aux États-Unis, au moment même où ces technologies connaissent une expansion rapide dans les grandes villes.

UEL'incident américain pourrait alimenter les débats réglementaires européens sur l'encadrement des robots autonomes circulant dans les espaces publics.

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Melania Trump veut un robot pour instruire les enfants à domicile
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Melania Trump a exprimé sa vision d'un système éducatif américain transformé par l'intelligence artificielle et la robotique, plaidant pour que ces technologies jouent un rôle central dans l'enseignement à domicile des enfants américains. Pour la Première Dame, l'IA et les robots ne seraient pas de simples outils pédagogiques, mais des acteurs à part entière de l'éducation, capables de remplacer ou de compléter les enseignants traditionnels dans le cadre de l'homeschooling — une pratique déjà en forte croissance aux États-Unis. Cette prise de position s'inscrit dans un contexte où l'administration Trump pousse à déréguler l'éducation publique et à élargir les alternatives privées, tandis que le débat sur la place de l'IA dans les écoles s'intensifie à l'échelle mondiale.

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