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Démonstration Qwen 3.6-35B-A3B : inférence multimodale, raisonnement, appel d'outils, MoE, RAG et persistance de session
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Démonstration Qwen 3.6-35B-A3B : inférence multimodale, raisonnement, appel d'outils, MoE, RAG et persistance de session

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Alibaba a publié Qwen 3.6-35B-A3B, un modèle de langage multimodal à architecture MoE (Mixture of Experts) de 35 milliards de paramètres, dont seulement 3,6 milliards sont activés par inférence. Un tutoriel complet, publié en avril 2026, détaille comment déployer ce modèle de bout en bout dans un environnement Google Colab équipé d'un GPU A100 ou L4. L'implémentation couvre un spectre large de fonctionnalités : inférence multimodale avec traitement d'images, contrôle du budget de raisonnement, génération en streaming avec séparation des traces de réflexion et des réponses finales, appel d'outils externes, génération JSON structurée, inspection du routage MoE, benchmarking, génération augmentée par récupération (RAG) et persistance de session. Le code charge le modèle de manière adaptative selon la VRAM disponible : en précision complète bfloat16 au-delà de 75 Go, en quantification int8 entre 40 et 75 Go, et en int4 en dessous, réduisant ainsi les besoins matériels d'un modèle qui pèse environ 70 Go à télécharger.

Ce type d'implémentation représente un tournant concret pour les développeurs et chercheurs qui souhaitent expérimenter avec des modèles de frontier-level sans infrastructure cloud dédiée. La capacité à contrôler explicitement le budget de raisonnement, c'est-à-dire la profondeur de réflexion que le modèle alloue avant de répondre, ouvre des usages précis : réduire la latence pour des tâches simples, ou au contraire laisser le modèle « penser » longuement sur des problèmes complexes de code ou de raisonnement logique. L'intégration native du RAG permet de connecter le modèle à des bases de connaissances externes sans fine-tuning, tandis que la persistance de session autorise des conversations longues et cohérentes sur plusieurs échanges. Pour les équipes produit, cela signifie qu'un prototype d'assistant multimodal capable d'appeler des API, d'analyser des images et de maintenir un contexte conversationnel peut être construit sur une seule machine GPU en quelques heures.

Qwen 3.6-35B-A3B s'inscrit dans la série Qwen 3 d'Alibaba Cloud, dont plusieurs variantes ont été publiées en open-source début 2025, positionnant le groupe chinois comme concurrent direct d'OpenAI, Google DeepMind et Meta sur le segment des grands modèles accessibles. L'architecture MoE est au coeur de cette stratégie : en n'activant qu'une fraction des paramètres à chaque inférence, elle permet de combiner la capacité d'un très grand modèle avec un coût de calcul réduit. Le tutoriel en question s'adresse aux praticiens qui veulent dépasser l'usage via API et comprendre les mécanismes internes, notamment le routage des experts, observable directement dans le code fourni. La prochaine étape naturelle pour la communauté sera d'évaluer ces capacités sur des benchmarks standardisés et d'intégrer ces modèles dans des pipelines de production, un domaine où la persistance de session et l'appel d'outils deviennent des critères de sélection aussi importants que les scores académiques.

Impact France/UE

Les développeurs et équipes produit européens peuvent déployer ce modèle open-source de niveau frontier sur une seule machine GPU, réduisant la dépendance aux APIs cloud propriétaires pour des prototypes multimodaux.

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Un système d'IA apprend à fluidifier la circulation des robots en entrepôt
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Un système d'IA apprend à fluidifier la circulation des robots en entrepôt

Des chercheurs du MIT et de la société américaine Symbotic ont publié le 20 avril 2026 dans le Journal of Artificial Intelligence Research un système hybride capable de coordonner en temps réel des flottes de centaines de robots autonomes (AMR) dans des entrepôts e-commerce à grande échelle. La méthode repose sur un réseau de neurones entraîné par apprentissage par renforcement profond (deep RL), qui décide en continu lesquels des robots doivent être priorisés à chaque instant en fonction de la formation de congestions. Une fois cette décision prise, un algorithme de planification déterministe transmet les instructions aux robots pour qu'ils se reroutent avant d'atteindre un point de blocage. Dans des simulations inspirées de layouts réels d'entrepôts e-commerce, le système a atteint un gain de débit (throughput) d'environ 25 % par rapport aux méthodes de référence actuelles. Han Zheng, doctorant au Laboratory for Information and Decision Systems (LIDS) du MIT et auteur principal, précise que même une amélioration de 2 à 3 % du throughput représente un impact économique significatif à cette échelle. L'enjeu opérationnel est concret : dans un entrepôt dense, une collision ou un embouteillage mineur peut forcer l'arrêt complet du site pendant plusieurs heures pour intervention manuelle, un coût inacceptable pour les opérateurs logistiques. Ce que prouve ce travail, c'est que le deep RL peut dépasser les performances des algorithmes conçus par des experts humains sur un problème combinatoire dynamique, là où les heuristiques classiques peinent à s'adapter aux variations de charge ou de topologie. Le système démontre aussi une capacité de généralisation : entraîné sur certains layouts, il s'adapte à des configurations différentes (nombre de robots, géométrie de l'entrepôt) sans réentraînement complet. Pour les intégrateurs et les COO industriels, cela signifie qu'un modèle unique pourrait être déployé sur plusieurs sites sans re-paramétrage lourd, réduisant le coût de mise en oeuvre. Il faut toutefois noter que les résultats présentés restent à ce stade issus de simulations, et qu'aucun déploiement réel en production n'est encore documenté dans la publication. Symbotic, partenaire industriel de ces travaux, est un acteur américain spécialisé dans l'automatisation d'entrepôts qui équipe notamment les centres de distribution de Walmart et de C&S Wholesale Grocers. La collaboration avec le groupe de Cathy Wu (professeure associée en génie civil et environnemental au MIT, membre du LIDS) s'inscrit dans une tendance plus large d'intégration de méthodes d'IA avancées dans la gestion de flottes robotiques, un domaine où l'on retrouve également des approches concurrentes chez Amazon Robotics, 6 River Systems (Shopify) et Locus Robotics. Du côté européen, des acteurs comme Exotec (France), dont le système Skypod opère dans des entrepôts Decathlon et Carrefour, s'appuient encore principalement sur des planificateurs déterministes ; ce type de travaux pourrait orienter leurs prochaines générations de software. La prochaine étape logique pour l'équipe MIT/Symbotic sera une validation en environnement réel, dont aucune timeline n'est encore annoncée publiquement.

UEExotec (France), dont le système Skypod s'appuie sur des planificateurs déterministes dans les entrepôts Decathlon et Carrefour, pourrait s'orienter vers ce type d'approches RL hybrides pour ses prochaines générations de software de gestion de flotte.

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La manipulation dextre des robots en discussion : épisode 152 du Robot Talk avec Rich Walker
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La manipulation dextre des robots en discussion : épisode 152 du Robot Talk avec Rich Walker

Shadow Robot Company, entreprise britannique spécialisée dans la manipulation dextre, est à nouveau sous les projecteurs avec la participation de son directeur Rich Walker au podcast Robot Talk (épisode 152). Rich Walker, présent dans la société bien avant sa formalisation en entreprise, a débuté en ingénierie logicielle et systèmes avant de basculer vers la direction. Il y pilote aujourd'hui les engagements de recherche, les projets de démonstration industrielle et le programme de politique publique de Shadow Robot. La dextérité robotique reste l'un des verrous techniques les plus durs du secteur : reproduire les 27 degrés de liberté de la main humaine avec la fiabilité et la force nécessaires à un usage industriel est un défi que peu d'acteurs ont résolu à l'échelle. Shadow Robot figure parmi les rares à proposer des mains robotiques commerciales pour la recherche et l'industrie, ce qui leur confère une position de référence dans les laboratoires internationaux et auprès d'intégrateurs cherchant à automatiser des tâches de manipulation fine. Walker siège également au conseil d'euRobotics, le lobby européen qui regroupe les PME du secteur, ce qui positionne Shadow Robot comme influenceur dans les politiques R&D européennes. Fondée à Londres, Shadow Robot a construit sa réputation sur des décennies de travail en manipulation humanoïde, bien avant que les humanoides complets ne dominent le débat. Dans un marché aujourd'hui concurrencé par des acteurs comme Agility Robotics, Figure ou Apptronik sur le segment des bras et effecteurs, Shadow Robot maintient un positionnement de niche à haute valeur technique. Cet épisode de podcast reste davantage un format de visibilité sectorielle qu'une annonce produit concrète.

UERich Walker siège au conseil d'euRobotics, positionnant Shadow Robot comme influenceur dans les politiques R&D européennes en manipulation dextre, mais sans annonce concrète impactant directement le marché FR/EU.

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À venir : 10 points clés sur l'IA en ce moment
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À venir : 10 points clés sur l'IA en ce moment

MIT Technology Review s'apprête à lancer une toute nouvelle liste annuelle baptisée "10 Things That Matter in AI Right Now", dont la première édition sera dévoilée le 21 avril 2026. La publication sera présentée en avant-première lors de la conférence EmTech AI, organisée sur le campus du MIT, avant d'être mise en ligne le même jour. Ce projet est né d'un constat simple : lors de la compilation de la célèbre liste annuelle des "10 Breakthrough Technologies", la rédaction s'est retrouvée avec trop de candidats issus du seul domaine de l'intelligence artificielle. Trois d'entre eux ont finalement intégré l'édition 2026, les compagnons IA, la génération de code, et les centres de données hyperscale, mais de nombreuses idées prometteuses ont dû être écartées pour maintenir la diversité thématique de la sélection. Cette nouvelle liste répond à un besoin éditorial réel : l'IA occupe désormais une place si centrale dans l'actualité technologique qu'elle mérite un traitement à part entière. Contrairement à la liste des "Breakthrough Technologies", qui se concentre sur des avancées techniques précises, "10 Things That Matter in AI Right Now" a une ambition plus large. Elle entend couvrir non seulement les technologies de pointe, mais aussi les tendances, les enjeux de société, et les directions de recherche jugées déterminantes par les journalistes spécialisés de la rédaction. L'objectif affiché est de proposer aux lecteurs une boussole pour naviguer dans un paysage IA en mutation rapide, et de baliser le travail éditorial de la publication pour toute l'année 2026. La démarche éditoriale qui a présidé à cette sélection est comparable à celle utilisée pour les "Breakthrough Technologies" : les journalistes et éditeurs de l'équipe IA ont soumis des propositions, débattu collectivement, puis voté pour réduire la liste à dix entrées finales. MIT Technology Review, fondé en 1899 et historiquement adossé au MIT, s'est imposé comme l'une des références mondiales du journalisme technologique, aux côtés de publications comme The Verge ou Wired. Cette initiative reflète la pression croissante que l'IA exerce sur tous les secteurs de la société, au point que les médias spécialisés doivent réinventer leurs formats pour en rendre compte. La liste sera suivie de près tout au long de l'année, les sujets retenus alimentant directement la couverture éditoriale du magazine en 2026.

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