Le PDG de Nvidia table sur 1 000 milliards de dollars de revenus en puces d'ici 2027
Jensen Huang, PDG de Nvidia, a annoncé que son entreprise anticipe désormais 1 000 milliards de dollars de revenus cumulés générés par ses puces d'intelligence artificielle Blackwell et Rubin entre 2025 et 2027. Une projection vertigineuse qui illustre l'ambition sans précédent du leader des semi-conducteurs pour l'IA.
Cette annonce prend tout son sens lorsqu'on la replace dans le contexte financier actuel de Nvidia : pour l'exercice fiscal clôturé en janvier, la société a enregistré 216 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Atteindre 1 000 milliards de dollars en seulement trois ans représenterait une accélération massive, portée par la demande explosive des hyperscalers, des laboratoires de recherche et des entreprises qui s'arment en infrastructures IA.
Il s'agit d'une révision à la hausse d'une projection antérieure de Huang, signe que la dynamique du marché dépasse même les estimations optimistes formulées précédemment. Les architectures Blackwell — déjà en production — et Rubin — la génération suivante — constituent le cœur de cette stratégie. Ces deux familles de puces ciblent directement les centres de données dédiés à l'entraînement et à l'inférence des grands modèles de langage.
Si ces prévisions se confirment, Nvidia s'imposerait comme l'une des entreprises les plus rentables de l'histoire de la tech sur cette période, consolidant sa position de quasi-monopole sur l'infrastructure matérielle de l'IA — une position que ses concurrents AMD, Intel et les divisions semi-conducteurs d'Amazon, Google et Microsoft s'efforcent activement de contester.



